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Laurent MUCCHIELLI (sous la direction de), La délinquance des jeunes, coll. « Les études », n°5402-03, La Documentation française, novembre 2014. [156 p. 14,80 €]

Comme elle est tenace, la tradition ancienne qui associe classes laborieuses et classes dangereuses, jeunesse – soit jeunes des classes populaires… – et dangerosité ! Que nous dit-elle sur la perception de la violence, la définition de la délinquance, selon les époques, les cultures ? Le regard du sociologue Laurent Mucchielli , en prélude à cet ouvrage collectif, invite à réfléchir au très grand écart qui existe entre la masse des connaissances élaborées par les disciplines traitant de ces sujets et l’absence de prise en compte qui en est faite dans le débat public.

Un tel « recul », nécessaire pour prendre en considération les recherches et les travaux scientifiques, est difficile. Y font obstacle aussi bien les pressions des enjeux politiques, la surexposition médiatique, les réflexes de l’opinion – essentiellement sur le registre « moral ». Mais l’opération est difficile car les formes et contenus des contextes historiques se chevauchent eux-mêmes d’une époque à l’autre, notamment à travers les générations qui se superposent et coexistent avec de fortes différences de « ressentis ».

Un des intérêts majeurs de l’ouvrage : l’approche historique sur la longue durée – du Moyen-âge à nos jours – présentée par les trois premiers chapitres ; sont ainsi proposés les points-clés des très nombreux travaux sur l’évolution des représentations et des conceptions. On y voit à l’œuvre une « archéologie d’une construction sociale » qui fait apparaître l’émergence de la notion de jeunesse, puis de son contrôle éthique ; la violence (physique et sexuelle, notamment chez les jeunes mâles célibataires) étant progressivement réorientée vers des espaces de civilisation des mœurs, les formes admissibles de violence étant peu à peu appropriées par l’Etat s’instituant.

Après un premier chapitre qui traite des « Violences et délinquances juvéniles dans la longue durée historique » (Xavier Rousseaux et Veerle Massin), le chapitre 2 – « De Gavroche aux Blousons noirs. La construction de la délinquance juvénile comme problème public (Jean-Jacques Yvorel)» – retrace l’évolution de la figure du « Gamin de Paris » (valorisé jusqu’au mythe par le Victor Hugo des Misérables, dont on notera la position solitaire et visionnaire en un temps où les gens de lettres écrivaient leur mépris pour ces rebuts sociaux en des termes qu’on ne pourrait imaginer de nos jours…) jusqu’à celle des « Blousons noirs », ainsi désignés à la fin des années 50, en passant par celle des « Apaches » parisiens du début du XXe siècle, qui devient « l’archétype du danger social, le parangon du crime… »
L’analyse des années 1800 à 1960 révèle une constante importante : « Dès qu’elle est ‘inventée’, et chaque fois qu’elle occupe le devant du débat public, la délinquance juvénile est présentée comme connaissant une extension inédite, et comme nécessairement plus grave et plus violente que naguère, un naguère qui n’est généralement pas daté. » De plus, en se repliant sur le registre moral, « on évoque principalement la responsabilité des parents et surtout les pratiques culturelles des jeunes… » En un mot, l’on produit et reproduit à chaque fois le processus de « population-cible » !
Le chapitre 3, traité par Mucchielli, – « L’évolution de la délinquance des mineurs en France depuis les années 1970 » s’attache aux problématique de définition et de mesure, les enquêtes en population générale montrant une stabilité des phénomènes mais une délinquance des mineurs de plus en plus judiciarisée.
L’on retrouve ici, clairement illustrées par les tableaux des évolutions statistiques du nombre de mineurs mis en cause dans les procédures, les hypothèses que l’auteur construit dans les travaux précédents et qui ont contribué à sa réputation scientifique et militante. L’assise de son approche semble bien résumée dans cette sorte de principe de précaution – d’abord, démarche épistémologique – qu’il énonce sur l’acte de mesurer en forme de trois règles d’or de l’analyse statistique en sciences humaines :
1) On ne peut rien dire d’un chiffre si l’on ignore comment il a été fabriqué.
2) Un seul chiffre ne saurait permettre de décrire ni mesurer un phénomène social complexe.
3) Les chiffres ne ‘parlent pas d’eux-mêmes’, c’est nous qui les faisons parler.

Cette approche, qu’accompagne une éthique, invite à produire un travail de « déconstruction » des a priori culturels de toute espèce, à prendre en compte la contextualité de toute production sociale et à évaluer le caractère historique de ces « construits », c’est-à-dire à mesurer et comparer les étapes de leur évolution.
Un des premiers résultats de cette analyse tend à montrer que « contrairement à une idée courante du débat public, au plan national, il n’y a pas eu de croissance spectaculaire et spécifique de la délinquance des mineurs du point de vue des institutions qui la prennent en charge, à l’exception d’une courte période (1994-1998). »
Les chapitres suivants complètent le voyage qui nous est proposé sur différents axes des problématiques de la délinquance des jeunes : 4. Les délinquances juvéniles : diversité des parcours et construction des « carrières » (Laurent Mucchielli) – 5. Les violences sexuelles commises par des mineurs (Véronique le Goaziou) – 6. Les bandes de jeunes dans la France contemporaine (Marwan Mohammed)
Christophe Daadouch, avec le chapitre 7 : « Que reste-t-il de l’ordonnance du 2 février 1945 ? », propose une lecture particulièrement aiguë du devenir d’une vieille dame qui célèbre cette année – malheureusement d’une manière trop discrète – ses 70 ans : l’ordonnance du 2 février 1945, issue des travaux du Conseil national de la Résistance, avec bien d’autres mesures qui ont structuré après la seconde guerre mondiale l’Etat-providence en France, et qui régit le droit pénal des mineurs.
70 ans … et peu retouchée, si ce n’est à la marge, pendant une trentaine d’années, puis soumise à une frénésie de réformes : une trentaine en 20 ans…, « relativisant son caractère sacré… » Une formule illustre cette accélération qui aboutira à la réforme de la loi du 5 mars 2007, celle d’un futur président de la République, alors ministre de l’Intérieur, énonçant « qu’on n’était plus mineur aujourd’hui en 2006 comme on l’état en 1945… », ou précisant sa pensée ‘anthropologique’ : « Un garçon de 17 ans, qui mesure 1,90 m, qui frappe à terre avec une violence inouïe un photographe ou une petite jeune fille, l’emmener au tribunal pour enfants, il n’a plus rien d’un enfant, c’est parfaitement ridicule.» C’est évidemment oublier les fondamentaux de la justice des mineurs et qui va fonder le socle de la démarche : prévenir, éduquer, punir… Justice qui repose sur la figure centrale du Juge des enfants (les tribunaux pour enfants ayant été créés en 1912…), « compétent tant au pénal qu’au civil, pouvant passer d’une procédure à l’autre à tout moment, avec une souplesse procédurale sans égale… Au pénal il est même compétent à toutes les étapes : juge d’instruction, juge des libertés et de la détention, juge de jugement, et, depuis la loi du 9 mars 2004, juge d’application des peines pour les mineurs incarcérés. »
C’est à ce statut que de récentes lois – d’après les recommandations du rapport Varinard, en 2008 -, ont porté atteinte, notamment avec, par l’institution des tribunaux correctionnels pour mineurs, présence de juges non spécialisés voire s’ouvrant à des jurys populaires. De même, dans les mesures pour combattre les « récidivistes », l’instauration d’une automaticité de peines et de peines planchers, est venue mettre à mal le principe d’individualisation des peines. Sans entrer ici dans des détails juridiques qui supposent des précisons et nuances qui ne sont pas de notre compétence, retenons l’évaluation générale proposée par Daadouch, qui a fait passer « de la primauté de l’éducatif à l’automaticité de la réponse pénale ».
La situation des services de la Protection judiciaire de la Jeunesse (PJJ), qui est au cœur des démarches d’accompagnement des mineurs sous main de justice, a été bousculée par les réformes successives, notamment celle de 2007, malmenant « une culture éducative qui se transmettait depuis plusieurs générations et donnait du sens à l’engagement professionnel […] En somme, le dispositif s’est substitué à l’éducatif… » Plus généralement, on est ainsi passé « de l’irresponsabilité du mineur à une responsabilité atténuée… »
Enfin, un dernier chapitre (8) propose une évaluation des prises en charge des jeunes délinquants (Virginie Gautron), en mettant l’accent sur deux lignes de force mises en œuvre ces dernières années : Le développement de nouvelles sanctions centrées sur la responsabilisation des mineurs primodélinquants ; L’évolution des prises en charge des mineurs multiréitérants : entre éducation sous contrainte et contention.
L’auteure y traite des dispositifs intermédiaires d’éducation sous contrainte, avec les mesures de liberté surveillée, les TIG (travaux d’intérêt général) et, ce qui a le plus marqué le changement vis-à-vis des principes de l’« éducabilité » des mineurs délinquants, un développement des mesures de placement à visée « contenante » (au sens de contention), dont les CER (centres éducatifs renforcés) et les CEF (centres éducatifs fermés), depuis les années 90.
Pour conclure, on ne peut qu’inviter les acteurs concernés du champ du travail social et de l’éducation à se ressourcer dans cette riche palette de contributions, précieux état des lieux de la situation de la délinquance des jeunes et des dispositifs qui en accompagnent la prise en charge par les politiques publiques. Le lecteur y trouvera de nombreux tableaux descriptifs et explicatifs ainsi que des références bibliographiques récentes. Et un bel argumentaire pour combattre les jugements de valeurs à l‘emporte-pièce et soutenir l’endurance dans la description des faits, la patience pour leur décryptage, conditions requises pour construire, en tâtonnant, de réponses possibles.
Henry COLOMBANI

 

Situé à Ivry Sur Seine.
L’Association Espoir-CFDJ a été retenue dans le cadre d’un appel à projet du Département du Val de Marne afin de créer une structure éducative d’accueil et d’hébergement dédiée aux mineurs isolés étrangers.
Le projet construit par l’Association est fondé sur une logique d’accompagnement éducatif global afin de répondre aux difficultés multiples auxquelles sont confrontés les Mineurs Isolés Etrangers.
Il s’appuie sur le savoir-faire et l’expérience de l’Accueil de Vitry, Service de placement familial et d’hébergement diversifié (appartement de semi-autonomie). La directrice du Service Accueil gère le DAMIÉ en collaboration avec deux chefs de service.
Le DAMIÉ a pour mission d’accompagner les jeunes dans leur projet migratoire et/ou d’inclusion sociale et professionnelle en France. Le Service participe à construire les orientations des jeunes vers des dispositifs adaptés et un parcours individualisé.
31 jeunes âgés de 16 à 18 ans sont hébergés dans des appartements partagés répartis sur le territoire. Le Service propose un espace spécifiquement dédié à la réalisation d’activités de jour. Celles-ci ont pour finalité, de renforcer la socialisation à travers la formation, l’insertion professionnelle, l’apprentissage, l’expression de leurs difficultés liées à un parcours souvent traumatique.
10 professionnels travaillent auprès des MIE. Parmi eux, des éducateurs, agissent dans une démarche éducative de « faire avec », en accompagnant les jeunes dans les actes de la vie quotidienne. Une juriste oriente son action vers l’ouverture et l’accès aux droits afin qu’ils puissent bénéficier des dispositifs de droit commun, nécessaires à leur insertion. Une CESF soutient l’ensemble des jeunes dans la gestion de la vie quotidienne (budget, réalisation des repas, vie citoyenne, familiarisation avec les dispositifs environnant). Une psychologue offre un espace d’écoute en vue d’un mieux-être psychique. Deux intervenants spécialisés (éducateur scolaires et intervenant FLE) favorisent l’acquisition de la langue française.
Le travail interdisciplinaire est ici au cœur de l’action éducative pour construire des projets singuliers et collectifs.
Le travail partenarial notamment avec les Services du Conseil Départemental, de l’Education Nationale et des acteurs locaux dans le domaine de l’insertion, la santé, l’apprentissage, les entreprises, est indispensable pour donner une réalité aux projets de ces jeunes.

 

Partir pour se retrouver
Nous souhaitions vivre un temps fort avec des jeunes que nous accompagnons régulièrement depuis quelques années. L’environnement urbain dans lequel ils évoluent peut avoir une influence négative. Celui-ci est pour eux une norme qu’ils remettent difficilement en question.
C’est ainsi qu’un séjour à Dieppe, en bord de mer, s’est élaboré avec les jeunes. Le groupe concerné est composé de cinq adolescents, deux garçons et trois filles, âgés de 15 à 17 ans. La plupart d’entre eux vivent une situation de décrochage vis-à-vis des institutions. Ils ont des difficultés à investir leur scolarité et connaissent des situations familiales complexes. Par ailleurs, ils disposent de peu de moyens pour financer des vacances car leur situation économique est précaire.

Nous nous retrouvions chaque semaine au local. Cela permet de construire le groupe et de développer une appartenance et une cohésion en amont du séjour. Il s’agit avec eux de planifier le séjour, de choisir et organiser les activités, de prévoir le budget, de déterminer l’hébergement, les menus, les trajets et d’établir les règles de vie. Nous les investissons aussi sur la recherche de financements pour réduire le coût du voyage. Les actions d’autofinancement ont permis de consolider le groupe et de s’exercer à la vente de crêpes.

Sans titre-0Nous avions l’habitude d’utiliser un « camion crêpes » pour faire de la présence sociale sur les quartiers et aussi pour récolter des fonds afin de financer des projets de groupes. C’est un outil d’animation et de vivre ensemble. Avec l’acquisition d’un nouveau « camion crêpes », adapté aux récentes normes d’hygiène et de sécurité, l’idée a émergé d’utiliser ce support dans de nouveaux espaces afin d’ouvrir les jeunes à des horizons plus vastes : expérimenter la découverte d’un nouvel environnement, s’ouvrir à l’autre et de vivre des valeurs de transmission, échanger et partager.
En parallèle à la vente de crêpes, des jeux en bois, fabriqués par les jeunes, sont mis à disposition des passants. La vente de crêpes est alors l’occasion de valoriser ces jeunes et leurs productions.

 

 

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Les activités : des expériences au service de l’action éducative
Nous sommes partis fin juillet planter nos tentes dans un camping au bord de mer où nous avons été bien accueillis. Une première expérience de campement pour la plupart des jeunes qu’il a fallu appréhender.
Nous nous sommes mis en relation avec la MJC de Dieppe afin d’organiser des activités avec les jeunes de Dieppe. Ainsi cela a permis, dès le premier soir du séjour, d’accéder à la soirée barbecue et jeux-vidéos. Nous avons alors constaté la difficulté de nos jeunes à aller à la rencontre de nouvelles personnes. Néanmoins, après s’être essayés au « just-dance », ils ont pu échanger avec d’autres jeunes au moment du repas.
Sans titre-4La MJC nous a aussi permis de réaliser une sortie en mer avec un voilier, et un accompagnateur. Ce moment a été très fort. Une fois habillés et équipés, il a été demandé aux jeunes d’aider à la préparation du bateau. Cela a été délicat, dans un environnement qu’ils ne maîtrisent pas. Où faut-il se positionner à neuf sur un bateau pour à la fois aider et ne pas gêner ? Il leur a fallu appréhender beaucoup d’informations. Le vocabulaire marin et les termes techniques sont nombreux. Le fonctionnement d’un voilier grâce aux voiles et au vent n’est pas aisé à comprendre. Enfin se sont les conditions climatiques qu’il a fallu accepter, avec beaucoup de vent en début de sortie. Ainsi, après avoir vécu un moment d’excitation important et pour certain avoir tenu la barre, les jeunes se sont endormis paisiblement.

Malgré la fraîcheur de l’eau, nous avons pu avoir quelques temps de baignade. Ce sont alors les vagues, le froid, la plage de galets qu’il s’agit d’accepter.

Nous avons aussi réalisé quelques veillées sur la plage. Ces temps permettaient aux jeunes d’évacuer leur excédent d’énergie en courant et criant sur le sable dévoilé par la marée basse, puis de s’apaiser, à la lumière de la lune pour réaliser un ultime loup-garou ou UNO, avant de revenir au camping.
Une sortie en « segway », un engin électrique, permettant de se déplacer grâce à la mise en déséquilibre du corps vers l’avant, a permis aux jeunes d’apprendre à gérer un risque, et de découvrir un peu plus des environs aux abords du camping.
L’équitation, a permis de travailler la relation avec l’animal.
La veillée karaoké, au sein du camping, a permis aux jeunes de partager une soirée avec les autres campeurs. Ils ont alors pu choisir les titres qu’ils souhaitaient chanter, cela dans le respect des autres prestations.
Enfin nous avons réalisé une vente de crêpes à côté de la plage, et une autre dans le camping. C’est finalement au sein du camping que les ventes ont eu le plus de succès. Néanmoins, les ventes ont nettement moins bien fonctionné qu’à la fête de la musique. Les jeunes se sont donc rapidement démotivés.

La vie en collectivité
A quel moment « la liberté des uns déborde sur la liberté des autres ?» Voici la question à laquelle se sont confrontés les adolescents, dans de nombreux moments du séjour.
Les temps de vie collective, à certains moments fuis et à d’autres moments convoités, ont permis aux jeunes de s’exprimer et d’être créatifs. Ainsi ils ont pu développer leur efficacité d’organisation pour la vaisselle, échanger leurs connaissances à la cuisine pour réaliser par exemple, la meilleure sauce curry ou la meilleure vinaigrette.
Durant la semaine, des temps libre étaient investis par les jeunes. Ces moments leur permettaient d’explorer et de s’occuper sans notre présence ou notre impulsion. Ils ont ainsi découvert Dieppe par eux-mêmes. Bien que l’attrait du portable et de la connexion internet ait une grande place lors de ces temps, des jeunes ont pu découvrir le jardinage avec le personnel du camping, le tennis ballon, le basket, ainsi que le jeu de palet que nous avions mis à leur disposition. Cela est sans compter le repos et les temps de discussion qui leur était nécessaire d’avoir.

Voici-donc de quoi a été structuré ce séjour à Dieppe, mais c’est sans compter beaucoup de petites choses qui donnent le charme et l’imprévisibilité de ces moments. La peur des araignées, des chiens, le petit accident au segway, les discussions sur la religion, les choix de tenue vestimentaire, l’orage, le ronflement du voisin, les hérissons, font références à autant d’anecdotes, qui ont donné de la substance à ce séjour et qui en rendent son souvenir coloré.
Une expérience enrichissante
Nous sommes revenus deux jours plus tôt que prévu. La fatigue accumulée de la semaine, une petite blessure qui a nécessité un voyage aux urgences, ainsi qu’une veillée que les jeunes ont fait durer en longueur, a nécessité que l’on pose les limites, et que l’on marque la fin de ce voyage, qui fut somme toute très enrichissant.
Au cours de cette semaine de vacances, ces jeunes ont pu découvrir d’autres références, développer des expériences relationnelles, communiquer différemment que par téléphone ou réseaux sociaux grâce à une dynamique de groupe positive et un rapport à l’adulte et au cadre renouvelé.
C’est un temps fort pour eux, qui leur permet de prendre du recul au-delà de leurs problèmes quotidiens, de renforcer les liens que nous avons créé afin de mieux les accompagner sur le long terme.
Depuis ce séjour, dès que nous revoyons les jeunes lors du travail de rue, ils demandent à repartir l’été prochain. Ce temps de coupure avec le quotidien et d’apprentissages multiples a été bénéfique pour l’entrée au lycée des uns et la nouvelle rentrée des autres. Forts de l’expérience acquise, l’aventure renouvelée pourrait se déployer davantage !

L’équipe éducative, Prévention Spécialisée L’Hay-les-Roses.

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