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Index égalité Homme/Femme

Espoir CFDJ publie son engagement dans l’égalité Homme/Femme.

Communiqué égalité femmes-hommes A 2019-1

 

Partir pour se retrouver
Nous souhaitions vivre un temps fort avec des jeunes que nous accompagnons régulièrement depuis quelques années. L’environnement urbain dans lequel ils évoluent peut avoir une influence négative. Celui-ci est pour eux une norme qu’ils remettent difficilement en question.
C’est ainsi qu’un séjour à Dieppe, en bord de mer, s’est élaboré avec les jeunes. Le groupe concerné est composé de cinq adolescents, deux garçons et trois filles, âgés de 15 à 17 ans. La plupart d’entre eux vivent une situation de décrochage vis-à-vis des institutions. Ils ont des difficultés à investir leur scolarité et connaissent des situations familiales complexes. Par ailleurs, ils disposent de peu de moyens pour financer des vacances car leur situation économique est précaire.

Nous nous retrouvions chaque semaine au local. Cela permet de construire le groupe et de développer une appartenance et une cohésion en amont du séjour. Il s’agit avec eux de planifier le séjour, de choisir et organiser les activités, de prévoir le budget, de déterminer l’hébergement, les menus, les trajets et d’établir les règles de vie. Nous les investissons aussi sur la recherche de financements pour réduire le coût du voyage. Les actions d’autofinancement ont permis de consolider le groupe et de s’exercer à la vente de crêpes.

Sans titre-0Nous avions l’habitude d’utiliser un « camion crêpes » pour faire de la présence sociale sur les quartiers et aussi pour récolter des fonds afin de financer des projets de groupes. C’est un outil d’animation et de vivre ensemble. Avec l’acquisition d’un nouveau « camion crêpes », adapté aux récentes normes d’hygiène et de sécurité, l’idée a émergé d’utiliser ce support dans de nouveaux espaces afin d’ouvrir les jeunes à des horizons plus vastes : expérimenter la découverte d’un nouvel environnement, s’ouvrir à l’autre et de vivre des valeurs de transmission, échanger et partager.
En parallèle à la vente de crêpes, des jeux en bois, fabriqués par les jeunes, sont mis à disposition des passants. La vente de crêpes est alors l’occasion de valoriser ces jeunes et leurs productions.

 

 

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Les activités : des expériences au service de l’action éducative
Nous sommes partis fin juillet planter nos tentes dans un camping au bord de mer où nous avons été bien accueillis. Une première expérience de campement pour la plupart des jeunes qu’il a fallu appréhender.
Nous nous sommes mis en relation avec la MJC de Dieppe afin d’organiser des activités avec les jeunes de Dieppe. Ainsi cela a permis, dès le premier soir du séjour, d’accéder à la soirée barbecue et jeux-vidéos. Nous avons alors constaté la difficulté de nos jeunes à aller à la rencontre de nouvelles personnes. Néanmoins, après s’être essayés au « just-dance », ils ont pu échanger avec d’autres jeunes au moment du repas.
Sans titre-4La MJC nous a aussi permis de réaliser une sortie en mer avec un voilier, et un accompagnateur. Ce moment a été très fort. Une fois habillés et équipés, il a été demandé aux jeunes d’aider à la préparation du bateau. Cela a été délicat, dans un environnement qu’ils ne maîtrisent pas. Où faut-il se positionner à neuf sur un bateau pour à la fois aider et ne pas gêner ? Il leur a fallu appréhender beaucoup d’informations. Le vocabulaire marin et les termes techniques sont nombreux. Le fonctionnement d’un voilier grâce aux voiles et au vent n’est pas aisé à comprendre. Enfin se sont les conditions climatiques qu’il a fallu accepter, avec beaucoup de vent en début de sortie. Ainsi, après avoir vécu un moment d’excitation important et pour certain avoir tenu la barre, les jeunes se sont endormis paisiblement.

Malgré la fraîcheur de l’eau, nous avons pu avoir quelques temps de baignade. Ce sont alors les vagues, le froid, la plage de galets qu’il s’agit d’accepter.

Nous avons aussi réalisé quelques veillées sur la plage. Ces temps permettaient aux jeunes d’évacuer leur excédent d’énergie en courant et criant sur le sable dévoilé par la marée basse, puis de s’apaiser, à la lumière de la lune pour réaliser un ultime loup-garou ou UNO, avant de revenir au camping.
Une sortie en « segway », un engin électrique, permettant de se déplacer grâce à la mise en déséquilibre du corps vers l’avant, a permis aux jeunes d’apprendre à gérer un risque, et de découvrir un peu plus des environs aux abords du camping.
L’équitation, a permis de travailler la relation avec l’animal.
La veillée karaoké, au sein du camping, a permis aux jeunes de partager une soirée avec les autres campeurs. Ils ont alors pu choisir les titres qu’ils souhaitaient chanter, cela dans le respect des autres prestations.
Enfin nous avons réalisé une vente de crêpes à côté de la plage, et une autre dans le camping. C’est finalement au sein du camping que les ventes ont eu le plus de succès. Néanmoins, les ventes ont nettement moins bien fonctionné qu’à la fête de la musique. Les jeunes se sont donc rapidement démotivés.

La vie en collectivité
A quel moment « la liberté des uns déborde sur la liberté des autres ?» Voici la question à laquelle se sont confrontés les adolescents, dans de nombreux moments du séjour.
Les temps de vie collective, à certains moments fuis et à d’autres moments convoités, ont permis aux jeunes de s’exprimer et d’être créatifs. Ainsi ils ont pu développer leur efficacité d’organisation pour la vaisselle, échanger leurs connaissances à la cuisine pour réaliser par exemple, la meilleure sauce curry ou la meilleure vinaigrette.
Durant la semaine, des temps libre étaient investis par les jeunes. Ces moments leur permettaient d’explorer et de s’occuper sans notre présence ou notre impulsion. Ils ont ainsi découvert Dieppe par eux-mêmes. Bien que l’attrait du portable et de la connexion internet ait une grande place lors de ces temps, des jeunes ont pu découvrir le jardinage avec le personnel du camping, le tennis ballon, le basket, ainsi que le jeu de palet que nous avions mis à leur disposition. Cela est sans compter le repos et les temps de discussion qui leur était nécessaire d’avoir.

Voici-donc de quoi a été structuré ce séjour à Dieppe, mais c’est sans compter beaucoup de petites choses qui donnent le charme et l’imprévisibilité de ces moments. La peur des araignées, des chiens, le petit accident au segway, les discussions sur la religion, les choix de tenue vestimentaire, l’orage, le ronflement du voisin, les hérissons, font références à autant d’anecdotes, qui ont donné de la substance à ce séjour et qui en rendent son souvenir coloré.
Une expérience enrichissante
Nous sommes revenus deux jours plus tôt que prévu. La fatigue accumulée de la semaine, une petite blessure qui a nécessité un voyage aux urgences, ainsi qu’une veillée que les jeunes ont fait durer en longueur, a nécessité que l’on pose les limites, et que l’on marque la fin de ce voyage, qui fut somme toute très enrichissant.
Au cours de cette semaine de vacances, ces jeunes ont pu découvrir d’autres références, développer des expériences relationnelles, communiquer différemment que par téléphone ou réseaux sociaux grâce à une dynamique de groupe positive et un rapport à l’adulte et au cadre renouvelé.
C’est un temps fort pour eux, qui leur permet de prendre du recul au-delà de leurs problèmes quotidiens, de renforcer les liens que nous avons créé afin de mieux les accompagner sur le long terme.
Depuis ce séjour, dès que nous revoyons les jeunes lors du travail de rue, ils demandent à repartir l’été prochain. Ce temps de coupure avec le quotidien et d’apprentissages multiples a été bénéfique pour l’entrée au lycée des uns et la nouvelle rentrée des autres. Forts de l’expérience acquise, l’aventure renouvelée pourrait se déployer davantage !

L’équipe éducative, Prévention Spécialisée L’Hay-les-Roses.

 

Sans titre6Le CHRS Espoir-CFDJ, implanté sur le Marché d’ Intérêt National de Rungis, accompagne des personnes en situations de précarité. Le Service propose un accompagnement social global avec et sans hébergement.
L’expérience montre que si la problématique du logement est essentielle, elle ne constitue cependant qu’une variable de l’équation qui participe à la réussite du parcours d’insertion.
L’accès à un emploi, la capacité à se mobiliser et s’inscrire dans un environnement social, à effectuer différentes démarches, l’accès à la santé… Par où commencer ?
Il s’agit de mener de front une action, un accompagnement qui favorise le développement des compétences et la capacité des personnes à être actrices de leur parcours, leurs trajets de vie.
Ce constat, le lieu d’implantation du service et les nombreuses sollicitations des établissements concernant l’organisation de buffets pour différents évènements au sein de l’association, nous ont conduits à l’élaboration d’un projet.

Le Min de Rungis donne accès à des produits alimentaires de grande qualité et à moindre coût.

Nous avons donc crée une nouvelle activité de « livraison de repas ».La démarche philosophique de l’action est de pouvoir inscrire l’usager dans son parcours d’inclusion. De ce fait, l’usager se trouve au cœur de ce dispositif et ainsi devient acteur de la prestation.
Cette activité : L’AIR du MIN (Livraison Alimentation Insertion Rungis du MIN) a pour mission de répondre à un double objectif :

  • Insérer l’usager (pris en charge par la structure) dans le monde du travail.
  • Fournir une prestation de qualité

Les objectifs visés par le projet :

  • Favoriser l’insertion sociale et professionnelle
  • Rompre l’isolement
  • Valoriser les capacités et les compétences de la personne
  • Remobiliser la personne

L’activité fournit actuellement une prestation pour les réunions du Conseil d’Administration et à récemment délivré une prestation (accueil et buffet du soir) pour l’Assemblée Générale 2013 de l’Association.

L’équipe du CHRS

 

Quand les maux empêchent les adolescents de se raconter au professionnel lors des entretiens :
– parce que la crainte d’ouvrir une brèche qui risquerait de ne pas se refermer,
– parce que le face à face met mal à l’aise,
– parce qu’ils ont peur de ne pas être entendu…
Nous avons imaginé une autre façon d’entrer en rencontre avec les adolescents afin de leurs permettre de parler d’une manière distancer d’un quotidien qui les éprouve…

Sur l’année 2015, en collaboration avec une médiatrice en art thérapie nous avons mis en place tous les mercredis un atelier d’écriture.

36 adolescents de 10 à 18 ans se sont mobilisés (les jeunes venaient de 9 villes du Département du Val de Marne).

En faisant appel à la créativité des adolescents plusieurs thématiques ont servis de support pour travailler autour du jeu de l’écriture.
A partir de la création d’un personnage imaginaire à qui il arrive des histoires…(le jour de son anniversaire, la relation avec son parent, l’école, les relations d’amitié, les peurs…).

Les adolescents ont pu renouer avec le plaisir d’écrire, le jeu des mots et ainsi reprendre goût à l’apprentissage…
Ces ateliers permettent à chaque jeune, de se confronter à l’adulte, à un groupe de pairs et à lui-même. La mobilisation des adolescents a été prégnante tout au long de l’année.
Les jeunes ont réalisé de nombreux écrits de qualité. A travers, ceux-ci la parole leur a été accordée.
Ce projet soutenu financièrement par la fondation SNCF a été lauréat de cette même fondation.
Avec leur accord, nous avons souhaité partager deux extraits de leurs textes.

ECFDJ-Photo PAEJ-Atelier écriture

Je sais pas quoi faire, lui dire ou pas et puis si elle le sait, ça pourrait tout faire
basculer pour moi. Et puis ses yeux sont d’un bleu tellement splendides et ses cheveux tellement bien dressés sur sa tête que ça ne vaut pas le coup de la briser en lui disant que je suis le garçon qui l’a harceler en 5ème.
Adolescentes de 12 et 16 ans.

La loi de la jungle, qu’est – ce qu’elle est dingue.
Je ne vais pas, changer, de fringues.
La loi de la jungle, qu’est – ce qu’elle est dingue, je ne veux pas devenir dingue.
La société est pourrit, comme on la vit.
Adolescente de 15 ans.

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