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Index égalité Homme/Femme

Espoir CFDJ publie son engagement dans l’égalité Homme/Femme.

Communiqué égalité femmes-hommes A 2019-1

 

Mesurer la pauvreté des enfants ?
Nouveaux tableaux de classement de la pauvreté des enfants dans les pays riches
UNICEF / Centre de recherche Innocenti, Bilan 10  © Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), mai 2012

Hasard des lectures ? Ou choc des questions qui indignent ? Dans le même temps, on peut mettre en articulation :
1 – la nouvelle version du rapport « Mesurer la pauvreté des enfants. Nouveaux tableaux de classement de la pauvreté des enfants dans les pays riches »  (UNICEF / Centre de recherche Innocenti, Bilan 10)[1]
2 – la récente Lettre ouverte de l’association des Directeurs de l’enfance et de la famille (ANDEF), adressée à la Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l‘Autonomie, s’intitule « La protection de l’enfance en danger ».
3 – et, complétant cette approche quantitative par une lecture de mise en perspective, le rapport de l’OCDE sur l’accroissement des inégalités entre riches et pauvres – plus précisément, entre pauvres et classes moyennes, accentuant encore l’impact de la « crise » dans ses effets de « décrochage », et pour les victimes, un ressenti d’abandon.
Il est impossible, enfin, de ne pas ajouter, mais bien plus qu’en codicille, le travail de réflexion qui va (qui devrait, qui doit …) s’amorcer, une fois retombés les intenses « Je suis Charlie ! » de l’immense manifestation du 11 janvier dernier : ce à quoi nous alerte l’insuffisante prise en compte de la prévention – au sens le plus fort et le plus global -, tant en théories qu’en pratiques, en moyens humains et financiers suffisamment renouvelés et adaptés aux modes contemporains et futurs de nos sociétés pluralistes, mondialisées, hyper communicationnelles et complexes…

Comment ne pas mettre ces alertes sur le même côté de la balance, tout particulièrement au moment où notre association ESPOIR-CFDJ se prépare à célébrer son centenaire. Elle st entrain d’approfondir sa réflexion sur son histoire, ses pratiques et ses stratégies,  à travers les différents contextes politiques, économiques et sociaux qu’elle a traversés. Si cela donne de la couleur à ce que nous allons mettre en valeur, cela impose une plus grande lucidité. A nos débuts, émergent les premières démarches des femmes et des hommes pionniers qui, de tâtonnements en essais, allaient inventer, avec la fin des bagnes pour enfants, la doctrine de l’intérêt de l’enfant et de la protection de l’enfance, la justice des mineurs et les juges pour enfants, les foyers de semi-liberté, la prévention de la délinquance ; sans omettre d’étendre leurs ‘œuvres’ aux activités médicosociales, de solidarité et d’insertion, etc.

Aujourd’hui – parmi bien d’autres indicateurs – ce rapport à échelle de l’Europe nous alerte :

D’abord, ses données principales :

Selon le rapport, la France se situe au 14ème rang des 35 pays étudiés, avec 8,8% d’enfants pauvres si l’on considère la « pauvreté relative », ce qui la positionne dans les moins bons élèves des pays les plus riches. Et si l’on retient comme indicateur un « taux de privation », la France compte 10,1% d’enfants pauvres[2].

Mais pourquoi associer ces données chiffrées, d’ordre économique ou d’accessibilité aux droits, à l’éducation, à la santé, au capital culturel… à nos champs d’intervention qui sont plus spécifiquement la protection et la prévention sous leurs modes d’activités et de pratiques les plus diverses ? D’emblée, il faut entendre l’avertissement exposé dans l’Introduction :

 

« D’un point de vue économique, à l’exception du très court terme, la société a donc tout intérêt à prévenir la pauvreté des enfants. Le principe même d’une prise en charge des enfants est encore plus important. Compte tenu du fait que les enfants ne disposent que d’un certain temps pour se développer mentalement et physiquement de façon normale, l’engagement de les protéger doit être respecté dans les bons comme dans les mauvais moments. Une société qui ne tient pas cet engagement, même en période de difficulté économique, fait défaut à ses citoyens les plus vulnérables et accumule en outre des problèmes sociaux et économiques insolubles qui se poseront dans un avenir très proche.

C’est dans cet état d’esprit que nous présentons aux responsables politiques, aux journalistes et à l’opinion publique cet aperçu comparatif de la pauvreté des enfants dans les pays industrialisés… »
Deux leçons peuvent être tirées de ces constats et nous aider à nous renforcer dans nos convictions. Une troisième étant l’appel à un effort d’information et de communication, recentré sur ces deux enjeux, avec ce que cela suppose de maîtrise des nos moyens face aux grands medias de plus en plus préoccupés par l’éphémère émotionnel ou compassionnel…

D’abord, donc, un rappel de ce au nom de quoi nous agissons : protéger les êtres vulnérables, dont les enfants, au nom des principes qui nous retiennent : intérêt de l’enfant, droits de l’enfant…[3] Ce qui implique de passer de la prévention de la pauvreté des enfants à la prise en charge. Le motif fondateur, la vulnérabilité, est ici souligné : « les enfants ne disposent que d’un certain temps pour se développer mentalement et physiquement de façon normale… »

Ensuite, l’avertissement sur la question du long terme : la non (ou la mal-) prévention d’aujourd’hui est une hypothèque qui pèse sur l’avenir des intéressés, de leur proches et de la société des générations qui viennent. Une hypothèque d’autant plus lourde que la vitesse des changements de modèles (des connaissances, des modes d’agir, des références éthiques… ) va s’accélérant, accentuant encore l’écart entre la solution d’aujourd’hui – c’est déjà celle d’hier ! – et la réponse qu’exige demain… Là aussi, la formule validée du principe de responsabilité[4] en matière d’environnement et de développement durable mérite d’être méditée et activée. Mais qui a capacité, nous murmure l’évidence du bon sens, en temps de crises, de tensions, d’urgence… de réellement investir à moyen/long terme : cela ne suppose-t-il pas des marges de manœuvres, tant en capital social que culturel ou économique ?

Une part de la méthode nécessaire, ne se trouve-t-elle pas, au moins dans ses lignes de force, dans les références de notre Projet associatif  ESPOIR-CFDJ ? Les valeurs défendues par l’association, la déclinaison opérationnelle au service des personnes et, tout particulièrement, les pratiques à conforter et à développer

Apprenons à nous l’approprier pour mieux le réinventer.

Henry Colombani

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[1] Les auteurs précisent  : « Le présent rapport présente les dernières données comparables à

l’échelle internationale sur les privations et la pauvreté relative des enfants. Réunies, ces deux mesures distinctes fournissent l’aperçu le plus complet actuellement disponible de la pauvreté des enfants

dans l’ensemble des pays les plus riches. » (Introduction)

[2] Le rapport combine deux formes de mesure différentes mais complémentaires de la pauvreté, ce qui donne une photographie relativement précise du positionnement de la France. Le « taux de privation » se réfère à l’accès à des « variables » essentielles, par exemple le fait de manger des fruits et légumes frais tous les jours, de disposer de livres adaptés à l’âge de l’enfant à la maison ou encore de pouvoir profiter d’un endroit calme avec de l’espace pour faire ses devoirs. Quant à la « pauvreté relative », on considère qu’un enfant est « pauvre » s’il vit dans un ménage dont le revenu est inférieur à 50% du revenu médian par ménage.

[3] On peut relire à cet égard les remarques de Michel CHAUVIERE, « Faut-il encore distinguer l’intérêt de l’enfant et les Droits de l’enfant ? », lors de la Journée qu’exige demain d’Etude d’ESPOIR-CFDJ, le 8/12/2011 : Parent s responsables ? Parents coupables, Actes, p. 8.

[4] On peut relire avec des yeux neufs, en l’appliquant au domaine de la prévention, l’ouvrage de Hans JONAS : Le principe de responsabilité (1979) avec les principes désormais célèbres : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre » ; « Agis de façon que les effets de ton action ne soient pas destructeurs pour la possibilité future d’une telle vie. »

Et ce type d’engagement de la responsabilité individuelle est inséparable d’une responsabilité collective dans l’agir humain : désormais, l’homme a la puissance matérielle de détruire l’humanité et/ou les conditions de vie de l’humanité de demain ; il a en même temps de nouvelles obligations. Le devoir est pensé non à partir du faire effectif, mais à partir du pouvoir faire, ce qui oblige : « Le bien-être, l’intérêt, le sort d’autrui a été remis entre mes mains du fait des circonstances ou d’une convention, ce qui veut dire que mon contrôle sur cela inclut en même temps mon obligation pour cela…»

 

Jean-Louis LAVILLE1, Renaud SAINSAULIEU, L’Association. Sociologie et économie. Pluriel/ Librairie Arthème Fayard, 2013. [490 pages, 10 euros]
Le 14.02.2014, l’engagement associatif vient d’être choisi comme thème de Grande cause nationale 2014.

Pour ceux qui travaillent et s’investissent dans une association, la réédition actualisée et en format de poche du présent ouvrage3 est un incontournable pour comprendre l’association aujourd’hui. Car la position des associations dans l’économie – entre l’entreprise et le service public, souvent en tension ou conflit avec ceux-ci – reste mal définie.
En France, les associations génèrent près de 2 millions de salariés, un Français sur 3 de plus de 15 ans est bénévole…, l’emploi associatif représente 5% de l’emploi public et privé, le volume économique des associations pèse environ 3,6% du PIB…4. Il est nécessaire d’analyser leur place au cœur de la société civile et dans la production de biens et services spécifiques.
L’originalité de la dynamique associative est ici traitée avec des outils théoriques et méthodologiques pointus, qui décrivent précisément ses logiques institutionnelles et organisationnelles, ses évolutions et transformations dans le champ de l’économie sociale et solidaire.

L’architecture l’ouvrage rend visibles les enjeux de l’évolution des associations, notamment dans un contexte de libéralisation des services, y compris les services sociaux, et avec la généralisation du Marché comme modèle de l’organisation de l’échange social. Sont ainsi mis en avant les axes forts à travers lesquels doivent s’analyser et s’interpréter les fondamentaux de la vie associative et ses impacts avec la sociologie, l’économie et la politique. Et, notamment, en quoi la confrontation des modèles plus ou moins prégnant de l’entreprise avec ceux de l’association a conduit cette-dernière à transformer un certain nombre de ses pratiques, voire à s’écarter de ses fondamentaux. Pour l’association en général : liberté d’association (essence de la Loi de 1901), élaboration d’un projet propre, identifié par et pour ses membres, etc. De même, pour chaque association ayant une histoire, pouvoir se poser la question d’où sommes-nous partis (époque des fondations, où en sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? Ces questions se posent – et doivent être posées par appropriation critique des acteurs associatifs -, afin de mesurer les principaux déterminants ayant influencé les évolutions.
[Par exemple :

  • où en est l’association après la recherche de ses financements au fil des années et des programmes (suite aux injonctions des politiques publiques, qui y associent les conditions de financements, ou à l’auto-instrumentalisation de l’association à la recherche d’opportunités, de plus en plus nécessaires pour sa survie, mais à quel prix ?…),
  • vers quelles positions l’ont fait évoluer les modèles de management successivement adoptés (ou empruntés),
  • ou encore la gestion du salariat croissant et les relations avec ses divers statuts (CDI, CDD, contrats d’insertion, précaires…) et partenaires sociaux (via les conventions collectives),
  • quel équilibre – ou déséquilibres – ont entraîné l’articulation de la « gouvernance » associative portée par les bénévoles et administrateurs avec la « dirigeance ».]
    Cet ouvrage est une référence pour ceux qui cherchent à comprendre le devenir associatif et travaillent sur les transformations sociales, en évitant les oppositions idéologiques binaires entre l’économique et le social, l’association et l’entreprise, l’association et le politique. Outre les nombreux outils et grilles d’analyse qu’il propose pour analyser les logiques instituantes des divers types et formats associatifs, cette approche nous offre des moyens pour justifier, argumenter et revendiquer nos valeurs et nos choix.

Henry COLOMBANI

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1. Jean-Louis MAVILLE est professeur au Conservatoire national des arts et métiers, CNAM, titulaire de la Chaire Relations de service, et co-directeur du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique, CNRS-CNAM.
2 (voir : http://www.gouvernement.fr/presse/le-label-grande-cause-nationale-2014-accorde-a-l-engagement-associatif). Le label de grande cause nationale permet à son détenteur d’être favorisé dans l’organisation d’appels aux dons et d’opérations de communication (obtention de diffusions gratuites sur les radios et télévisions publiques lors de campagnes faisant appel à la générosité publique).
3. Jean-louis LAVILLE, Renaud SAINSAULIEU, Sociologie de l’association, Des organisations à l’épreuve du changement social, Sociologie économique, Desclée de Brouwer, 1997. [Rééditée en 2004]
4 Voir les données détaillées dans le CD-ROM remis aux salariés d’ESPOIR lors des réunions d’accueil des nouveaux salariés.

 

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant (le 20 novembre), l’UNICEF France a publié les résultats de sa consultation nationale1 : « près d’un enfant sur cinq (17%) vit dans une situation d’intégration sociale précaire dont 7% sont « déjà pris dans un processus de disqualification sociale », selon le rapport.
Le rappel de la cause des enfants à protéger, le diagnostic sur l’état des choses sont nécessaires. Les données chiffrées, mises à jour, alimentent la veille, éclairent la vigilance qu’il ne faut jamais laisser s’assoupir sur ces situations inadmissibles…
Mais…
La Presse – il faut bien s’adresser à l’émotion : « France : 1 enfant sur 5 en situation d’intégration sociale précaire ». Et les commentateurs : « une spirale du malheur »… «Chaque jour en France, deux enfants meurent de violences infligées par des adultes, le plus souvent leurs parents »
La Présidente de l’UNICEF France, Michèle Barzach, déclare : « Notre République ne remplit pas son rôle de protection des plus vulnérables » (…) « La France est l’un des pays de l’OCDE qui dépense le plus pour ses enfants, sa protection sociale et son système éducatif ; pour autant, elle ne parvient pas à combattre efficacement les conséquences de la pauvreté ni à enrayer le cercle vicieux de l’exclusion chez les enfants et les adolescents ».
Ces données rejoignent l’appel au Premier ministre qu’a lancé la ministre de la Famille – se ralliant à un appel signé par la compagne du chef de l’Etat, Valérie Trierweiler, ou les psychanalystes Boris Cyrulnik et Elisabeth Roudinesco -, afin que l’enfance maltraitée devienne grande cause nationale en 20142 : il faut « mettre un coup de projecteur » sur un phénomène « assez tabou ».
Tout cela mérite soutien – c’est le moins – mais soulève néanmoins questions et débats. C’est d’abord une nécessaire vigilance critique vis-à-vis de la dérive de la communication émotionnelle : à force de coups de projecteurs sur les causes « éminentes », « plus urgentes »… et dramatisées, on sature l’opinion ou, pire, on satisfait un choc de sensibilité qui, très vite, se détourne vers la cause suivante, quand on ne se protège pas de trop de harcèlement compassionnel.
Mais c’est surtout une certaine considération pour les acteurs, militants, bénévoles et professionnels, de l’action pour l’enfance – élus, services publics et associations – qui peuvent se sentir oubliés de ces diagnostics et jugements à l’emporte-pièce. Non pas tant parce qu’on ne pense pas à citer leur travail, ils en ont l’habitude. Et puis, « c’est leur boulot, non ?! » L’ordinaire, ça ne fait pas de l’information… Au fait, pense-t-on à faire connaître leur tâche difficile, passionnante et ingrate à la fois, tout ce qui se fait, tout ce qui est nécessaire pour passer des cris d’alarme à l’acte et à l’agir à long terme. Qui décrit leurs conditions de travail – sauf dans les moments de crises ou d’alerte (PJJ, CEF…), les exigences de formation, d’évaluation, les contraintes administratives (les appels d’offres concurrentiels, par ex. !), la raréfaction des financements… auxquels tant d’établissements et leurs équipes sont confrontés ? Oui, il faut mettre dans les acquis et sur la pleine page de l’action sociale – et ne pas la cantonner dans les marges…- toute la réalité des tâches qu’accomplissent, dans l’endurance du quotidien, la pluralité des acteurs de la protection de l’enfance ?
A rapprocher trop brutalement les dépenses engagées de l’insuffisance des résultats obtenus peut produire un raccourci dangereux sur une opinion publique largement travaillée par ceux qui soufflent – comme sur des braises – sur les thèses de l’insécurité, de l’assistanat, des étrangers, en en rajoutant sur la dépense publique et, pourquoi pas, sur le « déclinisme » et une certaine jouissance du pire…
Il n’est pas question de nier l’intérêt des diagnostics et enquêtes pertinentes ni des coups de projecteurs que les manifestations telles que « Journée de », « Grande cause… » peuvent apporter ! Mais il faut être plus précis et entrer dans l’analyse des causes elles-mêmes plurielles, et l’évaluation des processus concrets de la lutte contre la précarisation des enfants (et de leurs familles). Et mettre en valeur les efforts tant de prévention que de réparation, d’accompagnement et de reconstruction qui leurs sont proposés. Ce qui ne dispense pas, bien évidemment, de l’esprit et de la méthode critique qui s’oppose à toute autosatisfaction, mais ravive le courage d’inventer et de persévérer.

Henry Colombani
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1 . Enquête menée de février à juillet 2013 dans 73 villes amies des enfants réparties sur tout le territoire, ainsi qu’à partir d’une plate-forme web dédiée. Elle a proposé aux participants – auprès des 6-18 ans, effectuée auprès de 22 500 enfants et adolescents vivant en France – de répondre à 133 questions couvrant les grands domaines de leur vie quotidienne et les aires essentielles de l’exercice de leurs droits. L’analyse sociologique des résultats statistiques, recueillis et compilés par TNS-Sofres, a été confiée au sociologue Serge Paugam (CNRS/EHESS/ENS), (travaux sur a disqualification sociale) ; Catherine Dolto, médecin et thérapeute, a accompagné le projet.
Voir sur site UNICEF-France : http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/2013/11/19/france-1-enfant-sur-5-en-situation-d-integration-sociale-precaire-20812
2 . AFP 12/11/2013 : « Le sénateur PS André Vallini a rendu public mardi les premiers signataires d’un appel qu’il a lancé au Premier ministre pour que la lutte contre la maltraitance des enfants soit déclarée Grande cause nationale 2014. »
Voir le site : http://maltraitancedesenfantsgrandecausenationale2014.wordpress.com/

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