Historique

HistoriqueA l’origine

L’association Espoir CFDJ peut se prévaloir d’une double filiation, celle de l’Enfance au Grand Air ou EGA, association philanthropique née le 5 août 1914, et celle des Centres Familiaux de Jeunes ou CFDJ, œuvre d’ Education Populaire créée en 1935, toutes deux en Région Parisienne.

Un couple, Louis et Marie-Magdeleine REVON, membres très actifs dans les deux associations, sera à l’origine du rapprochement et de la fusion des deux associations dans l’effervescence de l’après seconde guerre mondiale.

A l’origine et selon ses statuts l’EGA s’était donnée pour mission: « la régénération de l’enfance par la vie en plein air et l’éducation physique», dans des buts prophylactique et hygiéniste, ainsi qu’éducatifs, et avait créé des colonies permanentes, sur le modèle des colonies de vacances, où les enfants étaient accueillis pour des durées variables. La guerre a réorienté les activités de l’association vers un public plus diversifié ayant des besoins vitaux immédiats, d’où la création, essentiellement dans le 6ème arrondissement de Paris, de soupes populaires, de foyers d’accueil tant pour enfants que pour adultes, tous victimes du conflit.

Après la première guerre mondiale l’EGA continue ses activités pour l’enfance au plein air et obtient la Reconnaissance d’Utilité Publique le 27 janvier 1923. Elle créé, en particulier, une colonie permanente au lieu-dit Malakoff, proche de Royan.

Indépendamment de cette histoire, sont créés, en 1935, par Mme Revon et sous l’égide de l’abbé Viollet, les Centres Familiaux de Jeunes, parfois appelés Cercle Familial de Jeunes, dans le 14ème puis le 18ème et le 17ème arrondissements de Paris. Les activités de ces centres visent à la promotion d’une culture populaire et ouverte à tous, sans distinction d’opinions, de religion ou d’origine : soutien scolaire, conférences, préparation au certificat d’études, cours ménagers, garderie, bibliothèque etc… Monsieur Revon, ingénieur des Chemins de Fer du Nord obtient de son entreprise la mise à disposition de locaux pour l’association.

Pendant la guerre 39-45

L’EGA, dont M. Revon fut un temps président, poursuit ses activités. En 1941, les forces d’occupation réquisitionnent Malakoff et ordre est donné d’évacuer les enfants. Ils sont alors accueillis au Château de la Moulinière à Garancières en Seine et Oise (actuellement les Yvelines).

De multiples complications surgissent de cette période difficile, l’EGA est alors confrontée à de sérieuses difficultés financières alors que les CFDJ sont en partie empêchés de fonctionner. Des restructurations s’imposent à la sortie de la guerre, Mr Revon propose alors la fusion des deux associations et leur rapprochement avec les services sociaux afin de répondre au plus près à leurs besoins. L’association ainsi reconstituée choisit de conserver le nom CFDJ. Une rencontre déterminante a lieu alors entre Louis Revon et le Juge Chazal, un des pères de l’ordonnance de 1945. C’est à l’instigation du juge et avec le soutien actif de la Municipalité, que l’association décide d’ouvrir un centre de semi-liberté pour adolescents à Vitry, un des premiers en France, dans une maison léguée par une autre association « La Maison de Béthanie » (orphelinat pour jeunes filles) qui venait de fusionner avec l’EGA. L’association évolue alors du bénévolat vers la professionnalisation.

Jusqu’au début des années 60 le foyer de semi-liberté sera la seule structure portée par le CFDJ. C’est alors que l’association va connaître un réel développement et naturellement s’adapter, au fur et à mesure de leur apparition, aux nouveaux modes de prise en charge des jeunes. C’est d’abord un autre centre de semi-liberté pour les plus jeunes, encore scolarisés, qui est créé à Vignely, près de Meaux. De ce foyer émergera ensuite un service de placement familial puis des appartements éducatifs.

En 1963

en même temps qu’il bénéficie des dons recueillis lors d’une campagne du même nom de Radio-Luxembourg sur le handicap physique après le scandale de la thalidomine, le CFDJ hérite du beau mot d’« ESPOIR ». Ce qui conduit l’association à ouvrir un centre de santé à Paris, le centre Saint-Vincent.

Le premier service d’ « Action Educative en Milieu Ouvert » (AEMO) s’ouvre à Paris en 1970. En 1985, ESPOIR créé, à la demande de la municipalité de Rungis un « Service d’Accueil, d’Orientation et d’Hébergement d’Urgence » sur le MIN (Marché d’Intérêt National) pour répondre à un besoin très spécifique à ce lieu.

Avec l’ouverture du Club des Planètes à Paris dans les années 1960 l’association s’engage dans la prévention spécialisée qui se développera dans les années 70 dans le Val de Marne et dans les années 2000 en Seine et Marne.

L’association a toujours su se montrer réactive et engagée dans la recherche des meilleures réponses possibles aux problèmes rencontrés par les jeunes. Ainsi, sa capacité d’innovation l’amène à la création de structures aussi diversifiées que l’Accueil de Jour à Alfortville, Le Point Accueil Ecoute Jeune à Créteil, L’Intervention sociale en commissariat.

Cette capacité de réactivité et d’innovation en appui sur des valeurs affirmées et partagées guide depuis son origine les actions de l’association.

 

Doc 8 pages Journée du 1er avril 2010

Doc 12 pages Projet associatif

Doc Parents R-C (espoir)